Aspect des pièces laquées : recommandations

En 2008, l’ADAL et ses partenaires, le Groupement des Lamineurs et Fileurs d’Aluminium et le SNFA, ont établi des règles professionnelles servant à définir les critères d’acceptabilité d’une pièce laquée.

En 2008, l’ADAL et ses partenaires, le Groupement des Lamineurs et Fileurs d’Aluminium et le SNFA, ont établi des règles professionnelles servant à définir les critères d’acceptabilité d’une pièce laquée.

Télécharger les règles professionnelles pour le thermolaquage

En 2018, l’Association est allée plus loin en regroupant les règles de l’art reconnues par l’ADAL dans un document destiné aux concepteurs et aux utilisateurs de produits en aluminium thermolaqués.

L’objectif poursuivi est de garantir la satisfaction du client final par l’optimisation de la qualité des opérations de thermolaquage. Les thèmes suivants sont traités :

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DES PIÈCES BRUTES POUVANT ÊTRE THERMOLAQUÉES

  • Dimensions
  • Conception des pièces à laquer
  • Traitement et rétention
  • Autres matériaux

PIÈCES BRUTES : ASPECT, ÉTAT DE SURFACE, PROTECTION ET EMBALLAGE

  • Aspect et état de surface
  • Protection / emballage / transport
  • Pièces brutes : contrôle et critères de refus

CONTRÔLE VISUEL DES PRODUITS LAQUÉS

  • Pièces laquées : contrôle et critères de refus
  • Teintes et brillances
  • Classes de peinture : critères de choix

PRESCRIPTIONS POUR LE STOCKAGE, LA MISE EN OEUVRE ET L’ENTRETIEN DU PRODUIT LAQUÉ SUR SITE ET SUR CHANTIER

  • Stockage et protection des produits laqués
  • Tôle aluminium laquée : mise en oeuvre et pliage
  • Entretien du revêtement laqué

Télécharger le Guide des préconisations pour la conception et la réalisation de produits aluminium thermolaqués_Ed. mai 2018

Les exigences QualiLaquage

QualiLaquage, certification internationale pour le prétraitement et le thermolaquage de l’aluminium, délivrée par l’ADAL

La certification internationale pour le prétraitement et le thermolaquage de l’aluminium

QualiLaquage
Traitement chimique et thermolaquage
Décapage ≥ 1 g/m2
Épaisseur de revêtement ≥ 60 μm
Poudres et produits chimiques contrôlés
Contrôle de l’aspect, coloris, brillance, esthétique
Qualité de l’environnement de travail
Contrôle des matériels de laboratoire
Contrôle des poids de couche de conversion
Contrôle des courbes d’étuvage et de cuisson
Traçabilité totale des lots de production
[Option] prétraitement anodique
Performance des produits
Résistance à la corrosion : tenue au BSA 1000h
Adhérence sèche/humide du revêtement
Résistance à la déformation : chocs et pliages
Autocontrôle continu de la production
Inspections inopinées 2 fois par an
Inspections des installations, matières premières, procédés, produits finis par un organisme indépendant

Comment entretenir l’aluminium thermolaqué ?

Préservez durablement l’esthétique de vos menuiseries ! La fréquence du nettoyage dépend de l’environnement, du type de peinture et des concentrations de…


La fréquence du nettoyage dépend de l’environnement, du type de peinture et des concentrations de salissures sur la surface. Plus le nettoyage est fréquent, plus il est facile et économique.

L’entretien courant des menuiseries thermolaquées consiste en un simple lavage à l’eau additionnée d’un détergent doux.

Télécharger les prescriptions d’entretien.

Fréquence de nettoyage

Zone à forte fréquentation et à forte sollicitation (entrée d’immeuble, devanture de magasin…) Nettoyage fréquent (tous les 3 à 6 mois)
Zone urbaine, industrielle marine Nettoyage semestriel
Zone rurale ou urbaine peu dense Nettoyage annuel

Attention : Le nettoyage des parties non lavées naturellement par les eaux de pluie doit s’effectuer plus fréquemment que celui des surfaces exposées.

Entretien courant

  • Lavage à l’eau additionnée d’un détergent doux (pH compris entre 5 et 8)
  • Rinçage soigné à l’eau claire
  • Essuyage avec un chiffon doux, non abrasif et absorbant

Ne pas agresser, abraser, rayer, décolorer ou colorer la couche de peinture

  • Éponge douce
  • Chiffon doux en matière non abrasive (ouate, coton, non tissé, non pelucheux) de couleur blanche exclusivement

  • Éponge abrasive
  • Paille de fer
  • Chiffon de couleur

Veillez à ne pas laisser de zone de rétention ou d’orifice de drainage bouché.

Produits recommandés

  • Nettoyants domestiques ou industriels à pH neutre
  • Produits à vitres et produits vaisselle à pH neutre

Produits déconseillés

  • Acides : acétique (vinaigre), chlorhydrique, nitrique, sulfurique
  • Bases : lessive de soude, eau de Javel, ammoniaque
  • Oxydants : eau oxygénée
  • Solvants organiques : Acétone et dérivés (dissolvants) – Alcools (ménager, à brûler, médical), isopropanol – Essence et autres distillats du pétrole : White Spirit, gasoil, essence – Nettoyants mastic et dégoudronnants (acétate de méthyléthyle) – Produits anti-graffiti : solvants tels que dérivés du propylène glycol ou de l’essence de térébenthine et leurs mélanges – Nettoyants d’atelier pour l’aluminium ou le PVC : tensio-actifs et alcool
  • Poudres et crèmes à récurer : polish pour rénovation automobile ou pour rénovation du thermolaquage

Recommandation d’emballage et de stockage des pièces thermolaquées

Afin de protéger l’aspect des éléments thermolaqués et d’éviter toute altération du revêtement, il convient de prendre des précautions…

Afin de protéger l’aspect des éléments thermolaqués et d’éviter toute altération du revêtement, il convient de prendre des précautions.

Les chargements doivent être soigneusement arrimés de manière à éviter tout frottement (fretting) qui pourrait détériorer les éléments thermolaqués.

Les profilés emballés sous film plastique sont sensibles à une exposition prolongée au soleil et en milieu humide. Des marquages inesthétiques peuvent apparaitre. C’est pourquoi il est recommandé de ne jamais stocker les éléments thermolaqués filmés à l’extérieur. De même, il ne faut jamais stocker les éléments thermolaqués (filmés ou non) directement sur une surface humide (pelouse, sable…) ou dans un environnement agressif (vapeurs corrosives, bouches d’égout, poussières de ciment et de plâtre…).

Retrouvez les informations de stockage et de protection des produits laqués dans le Guide des préconisations établi par l’ADAL, à télécharger ici.

La couleur, le point fort du thermolaquage

Le thermolaquage de l’aluminium offre une très grande variété de couleurs et d’aspects. Personnalisation, valorisation d’un bien ou respect des règles d’urbanisme, la couleur est la force du thermolaquage.


Le thermolaquage de l’aluminium offre une très grande variété de couleurs et d’aspects.

Personnalisation, valorisation d’un bien ou respect des règles d’urbanisme, la couleur est la force du thermolaquage. À l’infinité de teintes, s’associe la diversité des aspects : mat, brillant, métallisé, satiné, sablé, griffé, martelé… L’aluminium thermolaqué permet de répondre à toutes les envies. La bicoloration est rendue possible par la technologie de la rupture de pont thermique, où deux couleurs différentes peuvent être appliquées à l’intérieur et à l’extérieur.

© AkzoNobel Powder Coatings

Les référentiels de couleur

Le nombre de couleurs possibles étant infini, des référentiels ont été élaborés. Ces référentiels sont des sélections de couleurs définies dans un système de mesure colorimétrique.

L’ADAL recommande l’utilisation du nuancier RAL 841 GL pour la définition des teintes > à 60 % de brillance et le nuancier RAL 840 HR pour la définition des teintes < 60 % de brillance.

Les fabricants de peinture proposent également leurs propres nuanciers. Pour des chantiers importants, il est possible de créer ou de contretyper une teinte particulière. Cependant, du fait des contraintes techniques, une couleur choisie sur un nuancier destiné à l’imprimerie ou à l’industrie textile ne pourra pas toujours être reproduite fidèlement.

Il est impératif de se reporter à une référence colorimétrique en utilisant son code spécifique ou, pour une teinte particulière non référencée, il est nécessaire de réaliser des plaquettes témoins. Au code de la couleur, on ajoute la valeur de la brillance à obtenir (mesurée selon la norme ISO 2813 avec un angle à 60°) pour définir complètement la teinte. Par exemple : nuancier RAL 841 GL, RAL 9010, 80 % de brillance.

La classe de durabilité souhaitée doit systématiquement être précisée.

Chaque référentiel de teintes comporte des tolérances colorimétriques, c’est-à-dire des différences maximales de couleur au sein desquelles les produits sont considérés comme acceptables. Par conséquent, le contrôle réel de la couleur est irremplaçable.

La perception de la couleur

La notion de couleur est liée à la perception et à l’interprétation subjective de chacun.

De nombreuses conditions modifient la perception des couleurs : les différences de luminosité (soleil, lampe au tungstène, lampe UV), d’observateurs (œil de chaque individu, âge…), de taille des pièces revêtues (échantillons de faible taille, géométrie…), de fonds (contraste), directionnelles (angle d’observation…).

Le but des mesures colorimétriques est de traduire le jugement visuel d’un observateur par des valeurs numériques. La teinte (rouge, jaune, vert, bleu,…), la clarté (claire, foncée), la saturation (couleurs vives, couleurs ternes). Le mode de mesure couramment utilisé est le système CIELAB (L*a*b*).

Il est recommandé de privilégier le contrôle visuel, dans les conditions de luminosité et de position proches de la situation réelle du produit.

Le métamérisme

Un même revêtement peut présenter des apparences identiques ou différentes selon l’éclairage. On appelle ce phénomène le métamérisme.

Visuellement, le métamérisme se traduit par un phénomène d’amplification ou d’inversion d’une teinte lors d’un changement de composition de la lumière sous laquelle on l’observe. Par exemple, une teinte apparaissant légèrement rouge sous un éclairage donné devient beaucoup plus jaune observée sous une autre lumière.

Pour s’affranchir de ce phénomène, la profession a choisi d’effectuer toutes les mesures colorimétriques en lumière du jour normalisée (illuminant D65).

Assemblage de pièces laquées Les activités d’assemblage de pièces laquées supposent une gestion maitrisée des approvisionnements par l’assembleur (définition précise des références de peinture à utiliser, gestion des lots en FIFO « premier entré, premier sorti »…). Minimiser le nombre de sources d’approvisionnement (laqueurs, lots…) reste la meilleure solution pour limiter les écarts de teinte et de brillance sur un ouvrage.

Recommandation pour le thermolaquage : atmosphères

Les produits et techniques préconisés par l’ADAL ont servi à l’élaboration de la norme NF P 24-351 sur la protection contre la corrosion et la prévention des états de surface des fenêtres, façades rideaux, semi-rideaux et panneaux à ossature métallique.

Les produits et techniques préconisés par l’ADAL ont servi à l’élaboration de la norme NF P 24-351 sur la protection contre la corrosion et la prévention des états de surface des fenêtres, façades rideaux, semi-rideaux et panneaux à ossature métallique.

À partir de cette norme, les recommandations de l’ADAL sont les suivantes :

Expositions Thermolaquage
l / l2QualiLaquage
QualiMarine
l / l4QualiMarine
l5Étude spéciale
E11  / E12  / E13  / E14QualiMarine
E15 / E16  / E17  / E18 QualiMarine
E19Étude spéciale

Le tableau indique les minima requis.

Définition des expositions selon la norme NF P 24-351 :


Ambiances intérieures
l1
Locaux à faible hygrométrie
l2Locaux à hygrométrie moyenne
l3
Locaux à forte hygrométrie
l4Locaux à très forte hygrométrie
l5Ambiance agressive
Atmosphères extérieures directes
E11
Atmosphère rurale non polluée
E12Atmosphère normale urbaine ou industrielle
E13Atmosphère sévère urbaine ou industrielle
E14Atmosphère des constructions situées entre 10 km et 20 km du littoral
E15
Atmosphère des constructions situées entre 3 km et 10 km du littoral
E16
Bord de mer
E17
Atmosphère mixte normale
E18Atmosphère mixte sévère
E19Atmosphère agressive

Quelle poudre pour le thermolaquage ?

La peinture en poudre est un composé complexe comprenant de 10 à 15 composants dont des pigments, des résines et des additifs. Ces éléments sont destinés à définir la couleur mais…

La fabrication des peintures en poudre

La peinture en poudre est un composé complexe comprenant de 10 à 15 composants dont des pigments, des résines et des additifs. Ces éléments sont destinés à définir la couleur mais également la brillance, l’aspect de surface, la durabilité et les performances mécaniques.

À chaque étape de leur production, les fabricants ont mis en place des systèmes de contrôle pour assurer la reproductibilité de la teinte.

Cependant, plusieurs formulations pigmentaires étant possibles pour une même couleur, la couleur obtenue peut présenter des différences d’un fabricant à l’autre.

La peinture en poudre ne contient aucun solvant et elle est 100 % recyclable. Son application ne nécessite ni diluant, ni eau. Alors que l’application des peintures liquides conventionnelles génère chaque année plusieurs centaines de milliers de tonnes de rejets dans l’atmosphère, appelés composés organiques volatils (C.O.V), la technologie de la poudre s’impose aujourd’hui comme le meilleur choix éco-responsable.

© CETAL

Classes de poudre

Les peintures utilisées dans le cadre des certifications de l’ADAL sont en poudre à base de résines polyester. Elles font l’objet d’un agrément préalable qui vérifie leurs bonnes caractéristiques de tenue dans le temps.

La durabilité des peintures est évaluée au moyen d’un essai réalisé en Floride, dont le climat combine les rayonnements ultra-violets, une température et une humidité élevées. L’essai d’exposition naturelle dit « essai Floride » est une méthode universelle qui consiste à observer les variations de couleur et de brillance dans le temps.

Par conséquent, toutes les poudres testées et agréées (dont les poudres appelées classe 1, Standard…) offrent une très bonne tenue dans le temps en termes de couleur et de brillance.

La poudre agréée de qualité « superdurable » (également appelée classe 2, Master…) est une poudre de laquage haute durabilité. Les liants et les pigments utilisés dans ces produits offrent une excellente résistance aux UV et aux intempéries.

Écarts de teinte

La couleur est le résultat d’un processus complexe.

Habituellement, un ouvrage est livré dans une teinte homogène. Toutefois, de petites variations d’aspect (teinte, brillance…) peuvent exister. Elles sont causées par des différences d’alliages, de mode de fabrication des supports, de forme des supports, de réactivité des résines ou de sensibilité des pigments. Ces faibles écarts colorimétriques, inévitables, sont acceptés selon les règles de la profession.

Pour limiter les risques d’écarts de teinte, il est recommandé d’indiquer la finition souhaitée le plus précisément possible : référence colorimétrique, finition, brillance, classe, référence fournisseur ou plaquette témoin. Il est également conseillé, dans la mesure du possible, de se limiter à un seul lot de fabrication. Attention, dans son Guide des préconisations pour la conception et la réalisation de produits aluminium thermolaqués, l’ADAL souligne l’incompatibilité des poudres de classes différentes sur un même chantier.

Quels alliages pour le thermolaquage ?

De nombreux alliages sont aptes au thermolaquage. En termes de qualité, la première condition est d’utiliser des alliages présentant des caractéristiques métallurgiques constantes et…

De nombreux alliages sont aptes au thermolaquage.

En termes de qualité, la première condition est d’utiliser des alliages présentant des caractéristiques métallurgiques constantes et maîtrisées. En effet, l’aspect final est fortement influencé par la microstructure de l’alliage, qui dépend de la composition de l’alliage mais également des procédés métallurgiques utilisés. C’est pourquoi il est recommandé d’éviter de mélanger les matériaux de différents lots au sein du même projet.

Les alliages les plus couramment utilisés pour les applications architecturales extérieures sont les séries AA 1000, 3000, 5000 pour les produits laminés et 6000 pour les produits extrudés.

Pour obtenir un bon résultat en termes de tenue à la corrosion, il est conseillé d’utiliser des profilés en AA 6060 ou en AA 6063 (selon la norme NF EN 573-3). Ceci assure l’absence d’impuretés nuisibles aux traitements ultérieurs.

La Chaîne Qualité de la certification QUALIMARINE impose l’utilisation d’alliages aux tolérances plus exigeantes. Pour les pièces extrudées, ces alliages sont du AA 6060 ou du AA 6063 (selon la norme NF EN 573-3) de qualité « bâtiment », dont la composition est la suivante :

Cr Cu Fe Mg Mn Si Ti Zn Pb Autres
6060
bâtiment
≤ 0,05 % ≤ 0,02 % 0,1 à 0,3 % 0,35 à 0,6 % ≤ 0,1% 0,3 à 0,55 % ≤ 0,1% ≤ 0,15 % ≤ 0,02 % ≤ 0,15 %
6063
bâtiment
≤ 0,1% ≤ 0,02% ≤ 0,35 % 0,45 à 0,9 % ≤ 0,1% 0,3 à 0,55 % ≤ 0,1% ≤ 0,1% ≤ 0,02% ≤ 0,05 %

Pour les pièces laminées, ce sont les alliages de série 1000, 3000 ou 5000 (selon la norme NF EN 573-3), avec les restrictions suivantes :

Cu Fe Mg Mn Si Zn Pb
≤ 0,1 % ≤ 0,35 % ≤ 3,5 % ≤ 1,2 % ≤ 0,35 % ≤ 0,1 % ≤ 0,02 %

Quels sont les avantages du thermolaquage ?

Tenue dans le temps prouvée par plus de 40 ans d’expérience – Infinité de couleurs – Plusieurs niveaux de brillance – Nombreuses possibilités d’aspects – Uniformité de…

Avantages Caractéristiques
Assurance de la pérennité Tenue dans le temps prouvée par plus de 40 ans d’expérience
(Avec un entretien régulier)
Possibilité de s’adapter aux attentes des clients Infinité de couleurs
Permet une offre élargie Plusieurs niveaux de brillance
(Mat, satiné, brillant)
Permet une offre élargie Nombreuses possibilités d’aspects
(Lisse, Texturé fin, Texturé, Métallisé, Nacré, Bi-couche avec vernis)
Pas de différences d’aspect
Reproductibilité
Uniformité de la teinte
(Précautions nécessaires pour les peintures métallisées ou mouchetées)
Permet le mariage des matériaux, aluminium, acier galvanisé… Aspect indépendant du support
Admet des déformations selon les règles de l’art Revêtement souple
(Essais au préalable et précautions nécessaires selon les types de peinture et finitions)
Réalisable sur site Retouches et réparations
© Sepacolor

Qu’est-ce que le thermolaquage ?

Après un traitement de surface spécifique de l’aluminium, le thermolaquage consiste à appliquer une peinture en poudre par pulvérisation électrostatique, ensuite polymérisée dans…

Après un traitement de surface spécifique de l’aluminium, le thermolaquage consiste à appliquer une peinture en poudre par pulvérisation électrostatique, ensuite polymérisée dans un four de cuisson.

Le processus de thermolaquage est principalement réalisé en trois phases :

  • Un traitement de surface chimique, comprenant une conversion avec ou sans chrome hexavalent, pour garantir une bonne adhérence de la peinture sur l’aluminium et des performances anticorrosion.
© CETAL
  • Un poudrage électrostatique pour appliquer la poudre sur la pièce.
  • Une polymérisation dans un four pour obtenir les caractéristiques mécaniques et d’aspect de la teinte.

La peinture se présente sous la forme d’une poudre très fine, chargée positivement par un champ électrique. La pièce en aluminium, conductrice, porte une charge opposée. La poudre est ainsi attirée par la force de Coulomb et adhère provisoirement à la pièce. Le passage au four permet la fusion et la polymérisation de la poudre thermodurcissable.

La technique de poudrage électrostatique s’adapte à la géométrie de nombreux supports pour une bonne maîtrise des épaisseurs déposées. Les certifications délivrées par l’ADAL imposent une épaisseur moyenne du revêtement d’au moins 60 microns (l’épaisseur minimale varie selon les classes de poudre utilisée).

© France Alu Color

Optimisation de la qualité

Le traitement de surface est primordial pour la pérennité et l’aspect des ouvrages. Sa qualité est liée au professionnalisme de l’applicateur. Travailler avec des applicateurs titulaires des certifications QUALILAQUAGE ou QUALIMARINE, c’est la garantie d’un savoir-faire maîtrisé, vérifié et contrôlé.

La réalisation des ouvrages doit répondre aux normes en vigueur (normes DTU, ATEx, recommandations du SNFA). Pour les cas où le laqueur et son client direct n’ont pas signé de convention à la commande, l’ADAL a fixé des règles professionnelles qui définissent les critères d’acceptabilité d’une pièce laquée (Télécharger les règles professionnelles). Plus récemment, et dans l’objectif d’optimiser la qualité des opérations de thermolaquage, l’ADAL a établi un Guide des préconisations pour la conception et la réalisation de produits aluminium thermolaqués à destination des concepteurs et des utilisateurs de produits en aluminium thermolaqués. Ce document regroupe les règles de l’art reconnues en France par l’ADAL.