Comment entretenir l’aluminium anodisé ?

Pour maintenir les qualités esthétiques de l’aluminium anodisé, il est fortement conseillé d’effectuer régulièrement des opérations d’entretien. La fréquence des nettoyages est fonction de l’environnement et…

Pour maintenir les qualités esthétiques de l’aluminium anodisé, il est fortement conseillé d’effectuer régulièrement des opérations d’entretien.

L’aluminium et ses alliages utilisés dans le bâtiment ont, par eux-mêmes, une très bonne tenue aux intempéries et aux environnements, même sévères. L’anodisation leur confère une protection supplémentaire des plus efficaces.

La couche d’anodisation est constituée d’alumine (oxyde d’aluminium) sur une épaisseur de 10 à 20 microns. Cette couche possède une dureté élevée protégeant l’aluminium et assurant une longue durabilité de l’aspect des ouvrages. Sa grande dureté lui permet de supporter l’action d’un léger abrasif. Elle est néanmoins sensible aux produits acides (pH < 5) et alcalins (pH > 8). Il faut donc éviter de nettoyer avec des produits ménagers tels que l’acide chlorhydrique, la soude, le vinaigre et l’alcali.

La fréquence des nettoyages est fonction de l’environnement et des concentrations de salissures sur la surface. Plus le nettoyage est fréquent, plus il est facile et économique.

L’entretien courant des menuiseries anodisées consiste en un simple lavage à l’eau additionnée d’un détergent doux (pH compris entre 5 et 8) suivi par un rinçage soigné à l’eau claire et un essuyage avec un chiffon doux et absorbant. Cette opération peut être combinée avec le nettoyage des vitrages.

Dans le cas d’un léger encrassement ou de dépôts (calcaires, sels marins…) on peut avoir recours à des produits de nettoyage légèrement abrasifs de type F, spécialement élaborés pour cette application, ou à des fibres agglomérées recouvertes de poudre de polissage fine et neutre. Durant l’opération de nettoyage on veillera à ce que les orifices de drainage soient débouchés.

Dans le cas d’un très fort encrassement (dû à un manque d’entretien) nécessitant une rénovation, il est recommandé de s’adresser à une entreprise spécialisée. Les méthodes précédentes peuvent être complétées par un traitement de conservation au moyen de produits dont l’application laisse subsister sur les surfaces un film ultra-mince et hydrofuge. L’usage de tels produits peut, dans certains cas, combiner l’action de nettoyage et de conservation. Dans tous les cas cependant, ce film de conservation ne doit pas jaunir, ni attirer la poussière et la saleté, ni provoquer un effet d’irisation (surtout sur des finitions colorées en teinte foncée). Les cires, vaseline, lanoline et substances analogues ne conviennent pas.

Fréquence des nettoyages

En zone rurale ou urbaine peu dense, où l’ambiance ne comporte pas d’éléments agressifs, la fréquence des entretiens pour ce qui concerne les surfaces régulièrement lavées par les eaux de pluie, est en général annuelle.
En ambiance urbaine, industrielle ou marine, les surfaces exposées à la pluie requièrent idéalement un entretien semestriel.
Le nettoyage des parties non lavées naturellement par les eaux de pluie doit s’effectuer plus fréquemment que pour les surfaces exposées. Dans les zones à fortes fréquentations et fortes sollicitations (entrée d’immeuble, devanture de magasin…), le nettoyage pourra être effectué plus fréquemment.

Méthodes de nettoyage

Surfaces régulièrement entretenues
– lavage à l’eau additionnée d’un agent mouillant (pH compris entre 5 et 8)
– rinçage soigné à l’eau claire
– essuyage avec un chiffon doux et absorbant
Surfaces moyennement encrassées
– lavage à l’eau additionnée d’un produit de nettoyage “décrassant-lustrant”
– rinçage soigné à l’eau claire
– essuyage avec un chiffon doux et absorbant
Surfaces fortement encrassées
s’adresser à une entreprise spécialisée

Remarques :

  • Il est essentiel d’éviter l’usage de produits très agressifs, tels que certains détergents pour lave-vaisselle et lessive ainsi que des produits alcalins ou acides. De plus, les objets abrasifs, la paille de fer, le papier émeri, les brosses métalliques, etc. sont à proscrire.
  • Si, à proximité de la construction, des travaux ont provoqué des dépôts de salissure sur les surfaces en aluminium (travaux sur la chaussée devant un magasin, construction d’un immeuble voisin…), il est nécessaire de procéder à un entretien soigné, surtout sur les parties non lavées naturellement par la pluie.
  • Pour le choix des produits de nettoyage, il est fortement conseillé de procéder à un essai préalable de nettoyage sur une petite surface témoin cachée en appliquant les consignes indiquées sur les fiches techniques des fournisseurs de ces produits de nettoyage.

Les 4 types d’anodisation QUALANOD

En 2017, Qualanod a intégré de nouvelles technologies aux directives afin d’élargir leur portée. Aujourd’hui, 4 types d’anodisation spécifiques sont couverts par le label de qualité :

En 2017, Qualanod élargit la portée de ses directives en intégrant de nouvelles technologies. Aujourd’hui, 4 types d’anodisation spécifiques sont couverts par le label de qualité :

Anodisation architecturale

Ce type d’anodisation vise à produire une finition architecturale destinée à être utilisée en situation fixe, permanente et en extérieur, où la durée de vie et l’aspect sont importants.
Exemples : architecture, industrie automobile…

Anodisation industrielle

Ce type d’anodisation vise à produire une finition fonctionnelle où l’aspect est secondaire.
De nombreux produits sont destinés à l’industrie automobile, la médecine, les ustensiles de cuisine. L’aspect n’est pas négligeable, mais la résistance à l’usure et/ou au nettoyage par détergents chimiques agressifs est beaucoup plus importante.
Exemples : soupapes, pièces coulissantes, mécanismes de charnière, cames, engrenages, joints articulés, pistons, poulies, blocs de distributeurs, embouts de biellettes et trémies…

Anodisation décorative

Ce type d’anodisation vise à produire une finition décorative dont la principale caractéristique est son aspect uniforme ou esthétique.
Exemples : parois de douche, étuis de rouge à lèvres, réflecteurs de lumière…

Anodisation dure

Ce type d’anodisation vise à produire une couche d’oxydation anodique dont la principale caractéristique est sa résistance à l’usure ou sa microdureté élevée. Les produits créés par anodisation dure sont semblables à certains de ceux de l’anodisation industrielle, mais avec des exigences de qualité plus élevées, particulièrement de résistance à l’usure.

Quel aspect ? Quelle couleur ? Les finitions de l’anodisation

De nombreux aspects et couleurs sont réalisables industriellement. Tous ces aspects peuvent être combinés avec des colorants ou non : par exemple brossé brillanté, satiné incolore, brillanté coloré, etc.

De nombreux aspects et couleurs sont réalisables industriellement.

Principaux aspects

Brillant
Par voie mécanique avant anodisation, avec abrasif et pâte à polir.
Par voie chimique, dans un bain acide, avec ou sans courant (brillantage chimique ou électrolytique).

Satiné
Par voie chimique dans un bain fortement alcalin.

Brossé
Par voie mécanique avant anodisation, avec abrasif et pâte à polir.

Émerisé
Par voie mécanique avant anodisation, avec une toile d’émeri.

Tous ces aspects peuvent être combinés avec des colorants ou non : par exemple brossé brillanté, satiné incolore, brillanté coloré, etc.

Principales couleurs

On distingue principalement deux types de coloration : chimique et électroytique.

  • La coloration chimique est réalisée par immersion des pièces anodisées dans des bains chimiques contenant des éléments organiques pour les applications intérieures, ou des éléments minéraux pour les applications extérieures, avec une tenue moyenne aux U.V.
    Exemples de couleurs organiques : rouge, bleu, vert, noir, etc.
    Exemples de couleurs minérales : gammes des or, champagne.
    Pour ce type de coloration, l’épaisseur minimale recommandée est 15 µm.
  • La coloration électrolytique est réalisée par immersion des pièces anodisées dans des bains chimiques soumis à un courant et une tension. Les sels métalliques contenus dans ces bains permettent l’obtention d’une excellente tenue aux U.V pour les applications extérieures.
    Exemples de couleurs électrolytiques : bleu, vert, gris, gammes des bronze, or.
    Pour ce type de coloration, l’épaisseur minimale recommandée est 20 µm.

Du fait de sa structure, la couche d’anodisation ne doit pas subir de déformation mécanique. Il est donc important de mettre en forme (pliage et cintrage) la pièce d’aluminium avant anodisation.

Pour obtenir un aspect uniforme de l’ouvrage il est recommandé de bien spécifier l’alliage utilisé, de réaliser des échantillons témoins et de limiter les sources d’approvisionnement. Dans le cas de pièces en tôle il faut tenir compte du sens de laminage.

Aspect : recommandations pour l’anodisation

Du fait de sa structure, la couche d’anodisation ne doit pas subir de déformation mécanique. Il est donc important de mettre en forme (pliage et cintrage) la pièce d’aluminium avant anodisation.

Du fait de sa structure, la couche d’anodisation ne doit pas subir de déformation mécanique. Il est donc important de mettre en forme (pliage et cintrage) la pièce d’aluminium avant anodisation.

Pour obtenir un aspect uniforme de l’ouvrage, il est recommandé de bien spécifier l’alliage utilisé, de réaliser des échantillons témoins et de limiter les sources d’approvisionnement. Dans le cas de pièces en tôle, il faut tenir compte du sens de laminage.

L’ADAL a établi des règles professionnelles qui définissent les critères d’acceptabilité d’une pièce anodisée.

Télécharger les règles professionnelles pour l’anodisation

Quelle épaisseur d’anodisation ?

L’épaisseur minimale de la couche d’anodisation est donnée par sa classe. C’est donc le milieu (exposition, agressivité de l’environnement…) dans lequel sera placé l’ouvrage anodisé qui conditionnera le choix de la classe.

L’épaisseur minimale de la couche d’anodisation est donnée par sa classe :

ClasseÉpaisseur
Classe 55 µm
Classe 1010 µm
Classe 15 15 µm
Classe 2020 µm
Classe 2510 µm

Si le degré de protection de l’aluminium contre la corrosion par piqûres augmente avec l’épaisseur du revêtement, il n’est pas recommandé de suranodiser en raison de la dépense énergétique associée.

C’est donc le milieu (exposition, agressivité de l’environnement…) dans lequel sera placé l’ouvrage anodisé qui conditionnera le choix de la classe.

Il convient de souligner que la coloration nécessite une épaisseur minimale. Pour les colorations chimiques, organiques ou minérales, une épaisseur d’au moins 15 µm est recommandée. Les colorations électrolytiques nécessiteront une épaisseur d’au moins 20 µm.

Recommandation en fonction des atmosphères

Les produits et techniques préconisés par l’ADAL ont servi à l’élaboration de la norme NF P 24-351 sur la protection contre la corrosion et la prévention des états de surface des fenêtres, façades rideaux, semi-rideaux et panneaux à ossature métallique.

À partir de cette norme, les recommandations de l’ADAL sont les suivantes :

ExpositionsAnodisation
l1/ l2QUALANODC Classe 5
l3/ l4QUALANOD Classe 15
l5Étude spéciale
E11 / E12 / E13/ E14QUALANOD Classe 15
E15/ E16 / E17 / E18 QUALANOD Classe 20
E19Étude spéciale

Le tableau indique les minima requis.

Définition des expositions selon la norme NF P 24-351 :


Ambiances intérieures
l1
Locaux à faible hygrométrie
l2Locaux à hygrométrie moyenne
l3
Locaux à forte hygrométrie
l4Locaux à très forte hygrométrie
l5Ambiance agressive
Atmosphères extérieures directes
E11
Atmosphère rurale non polluée
E12Atmosphère normale urbaine ou industrielle
E13Atmosphère sévère urbaine ou industrielle
E14Atmosphère des constructions situées entre 10 km et 20 km du littoral
E15
Atmosphère des constructions situées entre 3 km et 10 km du littoral
E16
Bord de mer
E17
Atmosphère mixte normale
E18Atmosphère mixte sévère
E19Atmosphère agressive

Quels alliages pour l’anodisation ?

Les alliages les plus couramment utilisés pour les applications architecturales extérieures sont les séries AA 1000, 5000, parfois 3000 pour les produits laminés, et 6000 pour les produits extrudés.

Les alliages les plus couramment utilisés pour les applications architecturales extérieures sont les séries AA 1000, 5000, parfois 3000 pour les produits laminés, et 6000 pour les produits extrudés.

Alliages adaptés à l’anodisation architecturale
selon le référentiel QUALANOD
Série (AA)1xxx
Composants d’alliageAucun
Propriétés du métalMou
Conducteur
Alliages (AA)1050A
1080A
Propriétés du métal anodiséClair
Brillant

Conseils concernant la finition :

  • ce matériau tendre doit être déplacé avec précaution ;
  • convient pour des produits brillants ;
  • sensible aux taches de décapage.
Série (AA)5xxx
Composants d’alliageMagnésium
Propriétés
du métal
Dur
Ductile
Alliages (AA)5005*
5005A*
5050
5251
5657
5754*
Propriétés du métal anodiséClair
Bonne protection

Conseils concernant la finition :

  • pour 5005 et 5005A, maintenir Si < 0,1 % et Mg entre 0,7 % et 0,9 % ;
  • inspecter afin de déceler des traces d’oxyde ;
  • 5005 et 5005A sont très utilisés dans les applications architecturales.
Séries (AA)6xxx
Composants d’alliageMagnésium et silicium
Propriétés du métalDur
Ductile
Alliages (AA)6060*
6063*
6063A*
6463
Propriétés du métal anodiséClair
Bonne protection

Conseils concernant la finition :

  • pour une finition mate, maintenir Fe > 0,22 % ;
  • pour une finition brillante, maintenir Fe < 0,15 % ;
  • 6060 et 6063 conviennent le mieux à 5005 et 5005A ;
  • 6463 convient le mieux au brillantage chimique ;
  • l’aspect final après anodisation peut dépendre des variations dans la teneur en Fe et autres composants.

La Chaîne Qualité impose pour les ouvrages extérieurs l’utilisation d’alliages respectant les tolérances les plus exigeantes. Pour les profilés, ces alliages sont du AA 6060 ou du AA 6063 selon la norme NF EN 573-3.

Il convient de souligner que l’aspect final sera fortement influencé par la microstructure de l’alliage, qui dépend de la composition de l’alliage mais également des procédés métallurgiques utilisés.

Aussi, afin de garantir l’absence d’impuretés nuisibles aux traitements ultérieurs, la première condition de qualité est de s’assurer que les alliages utilisés présentent des caractéristiques métallurgiques constantes et maîtrisées. Il est également recommandé d’éviter de mélanger les matériaux de différents lots au sein du même projet.

Quels sont les avantages de l’anodisation ?

Assurance de la pérennité : Tenue dans le temps prouvée par plus de 50 ans d’expérience (Avec un entretien régulier)

AvantagesCaractéristiques
Assurance de la pérennitéTenue dans le temps prouvée par plus de 50 ans d’expérience
(Avec un entretien régulier)
Pas de problème d’adhérence ni de corrosion intercoucheLa couche d’anodisation est une transformation de surface de la matière
Tenue de la couleur pendant toute la vie de l’ouvragePas de modification de l’aspect

(Avec un entretien régulier dans le cas d’une coloration chimique)
Résiste aux milieux abrasifs et agressifsRésistance mécanique de la surface
(Adapter l’épaisseur de la couche d’anodisation en fonction du milieu d’exposition)
Très bonne tenue en milieu urbain ou marinRésistance chimique
L’aspect métallique est conservéLa couche d’anodisation est transparente
(Avec un entretien régulier)
Réalisation d’assemblage à faible toléranceÉpaisseur de la couche maîtrisée
Possibilité de les réaliser sur siteRetouches et réparations
Toute la surface de la pièce est traitéeTraitement par immersion

Qu’est-ce que l’anodisation ?

L’anodisation est le traitement de surface spécifique de l’aluminium qui consiste à créer par électrolyse une couche uniforme très résistante d’oxyde d’aluminium. Cette couche peut être incolore ou colorée.

L’anodisation est le traitement de surface spécifique de l’aluminium qui consiste à créer par électrolyse une couche uniforme très résistante d’oxyde d’aluminium. Cette couche peut être incolore ou colorée.

Le processus d’anodisation s’effectue généralement au trempé dans des bains chimiques et électrolytiques. Lors de l’opération d’anodisation, on crée au sein de l’aluminium une couche protectrice, plus ou moins épaisse.

@ FRANCANO INDUSTRIES

L’épaisseur de la couche varie selon plusieurs classes d’anodisation, en fonction du lieu d’exposition finale du produit. Une couche de 15 microns d’épaisseur est généralement appliquée en extérieur. L’atmosphère corrosive du bord de mer exige 20 microns. En revanche, en intérieur protégé, une couche de 5 microns suffit.

Dans les pores de cette couche protectrice, il est possible de déposer par voie chimique ou électrolytique des colorants de tous types.

Dans le cas où aucun colorant n’est déposé, la teinte est dite naturelle.

Il est également possible d’obtenir différents aspects sur les pièces traitées (polis, brossés, brillants, satinés brillants, satinés mats) par voie chimique, électrolytique ou mécanique.

À ce jour, tous les aspects mentionnés ci-dessus sont réalisables industriellement et les principales couleurs obtenues sont les teintes naturelles, or, bronze, bleue, grise, verte, noire pour l’extérieur et les teintes rouge, orange, violette et autres pour l’intérieur. Il est à noter qu’avec des procédés industriels spécifiques on peut obtenir des teintes définies pour l’intérieur, applicables en extérieur.

Une fois l’aspect et la couleur réalisés, la couche d’anodisation protectrice est colmatée pour la rendre inerte vis-à-vis du milieu extérieur. Le processus d’anodisation est donc un processus rigoureux qui comporte plusieurs étapes : préparation de surface, création de la couche poreuse d’alumine anhydre, coloration éventuelle de cette couche et colmatage final de celle-ci.